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05 avril 2018

Il est chauffeur pour Uber pendant ses heures de travail...


Christophe, un commercial terrain comme il en existe des milliers d'autres. Il prend la route tous les matins et ne rentre au bureau qu'une fois sa tournée terminée. Ces journées sont longues et entrecoupées de pauses entre les rendez-vous. Christophe connaît parfaitement son secteur géographique. Ces rendez-vous s'enchaînent et les pertes de temps sont limitées. Il passe d'un client à l'autre sans jamais devoir trop se déplacer. Il sait comment éviter les bouchons et comment optimiser son temps. Mais les choses ont changé dans son entreprise. La nouvelle politique de rémunération ne lui permet plus de gagner autant d'argent qu'avant. Ces commissions sont désormais plafonnées à un montant maximal chaque mois. Une fois arrivé à son quota de vente réalisée, il ne gagnera pas un centime de plus.

En bon gestionnaire de son temps et de ses déplacements, Christophe a décidé de devenir un chauffeur pour la société américaine Uber. Ainsi, il organise ses visites professionnelles de telle sorte à pouvoir travailler entre deux à quatre heures par jour pour cette société de taxi alternatif. Il utilise son véhicule de fonction, un monospace confortable payé par l'entreprise, et bien entendu n'a aucun frais de carburant, de taxes ou d'assurance. Travailler plus pour gagner plus, c'est sa devise et elle fonctionne de nouveau !

Les entreprises qui veulent se donner les moyens de réussir doivent faire attention quand elles mettent en place des restrictions touchant aux salaires et au bien-être de leurs collaborateurs. Chaque nouvelle procédure doit être réfléchie et les conséquences doivent être analysées en tenant compte des débordements possibles.

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