Translate

Désormais, la plupart des formations sont réalisées à distance.


✅Personnalisé ✅Efficace
✅Suivi dans la durée ✅Économique
✅Pratique ✅Sans vous déplacer



15 avril 2017

Emploi: 6 clés pour convaincre un recruteur que vous êtes le candidat idéal


Je connais pas mal de gens qui feraient n'importe quoi pour trouver un emploi, et parfois les pires erreurs. On me demande souvent des techniques et astuces pour passer les différentes étapes qui conduise à la signature d'un contrat de travail. "Si au moins je pouvais avoir un CDD, je n'en peux plus d'être au chômage", ou "Les recruteurs sont ignobles, ils n'ont aucune pitié. Je ne suis jamais recruté". 
Je forme beaucoup de recruteurs et DRH chaque année et, je le reconnait, je leur beaucoup de techniques et clés d'analyses pour les aider dans leurs recrutements. 

Une fois n'est pas coutume, voici des clés qui pourraient vous aider si vous recherchez désespérément un emploi. Tant pis si cela ne plait pas à certains recruteurs. J'ai aussi envie de donner des armes à ceux qui en ont vraiment besoin.
Attention, certaines techniques sont à manier avec beaucoup de prudence! Mais si vous êtes sur le point de vendre vos meubles et vos enfants parce que vous ne pouvez plus payer votre loyer, alors, il est peut-être temps de passer à la vitesse supérieure.


Le marché de l'emploi

Vous serez souvent en compétition avec des candidats plus qualifiés que vous, ayant plus d'expérience et avec de plus beaux diplômes que les vôtres. Les recruteurs reçoivent tous des dizaines de CV de personnes largement sur qualifiées pour chaque poste qu'ils proposent.

Il faut montrer que vous êtes le candidat idéal, mais ne vous trompez pas d’outils.

1. Les diplômes et certificats

Il est important d'être honnête tant sur le CV que pendant l'entretien. Vous ne pouvez pas mentir ou tricher sur vos diplômes et certifications. Vous devez les avoir obtenus honnêtement et légalement. Un diplôme se mérite. Il est la reconnaissance du fruit de votre travail et de vos compétences au moment de l'évaluation. Mis à part les éventuels frais administratifs, un diplôme est gratuit. Il ne s'achète pas ! Ne cédez surtout pas à la tentation d'acheter l'un de ces faux diplômes vendus sur Internet, émanant soi-disant d'universités américaines. Toute tentative de tricherie sur les diplômes pourrait être requalifiée par l'employeur comme un acte de tromperie. S'il vous a engagé, vous pourriez être licencié et poursuivi. Oubliez donc cette piste au plus vite !

2. Les compétences et expériences

Le recruteur a pour objectif d'engager des personnes compétentes. Une analyse froide de votre profil doit le convaincre que vous êtes la personne parfaite pour ce poste. Même s'il est possible qu'une petite période d'adaptation soit nécessaire, il ne doit pas avoir de doute en vous choisissant.

À la différence des diplômes, vous pouvez (presque) tout lui dire pour le convaincre, en quasi toute impunité ! 

Vous lui transmettez des données sur vous et votre parcours (le contenu). La façon de les présenter et votre comportement joueront un rôle clé lorsqu'il s'agira de le convaincre 
(la forme). Néanmoins, il n'est pas obligé de vous croire ! C'est ce qui fait la différence avec les diplômes. Un diplôme est une information objective, alors que parler de vos compétences et de vos expériences est généralement plus subjectif. 

Comme un vendeur qui vante les mérites de son aspirateur (en mettant en avant qu'il aspire avec une force équivalente à une tornade), il ne dit pas tout au client. Celui-ci se rendra peut-être compte plus tard que le sac à poussières est trop petit et que son remplacement coûte une fortune, ou que sa consommation électrique est particulièrement élevée… Il sera peut-être content de son achat, ou peut-être pas.

Vous pouvez aussi adopter cette stratégie du vendeur. L'objectif est de séduire le recruteur pour qu'il décide d’acheter vos compétences. Comme le vendeur, vous pouvez mettre en avant certains points clés. Vous pouvez aussi exagérer vos compétences sur les points essentiels qui l'intéressent. 

Il doit retenir de vous que vous êtes celui qu'il doit engager ! Faut-il parler de mensonge et de triche ? On va plutôt dire que vous mettez toutes les chances de votre côté pour avoir le poste... Le marché de l’emploi est tel que tous les coups sont bons !

Par contre, vous devez connaître vos capacités d'adaptation et d'apprentissage, ainsi que vos limites. Attention tout de même à ne pas trop surestimer vos capacités.

Par exemple, en travaillant bien, vous pouvez apprendre en quelques jours :
- à taper à dix doigts sur un clavier
- à optimiser votre temps et à vous organiser
- à acheter des produits et services dans un cadre professionnel
- à animer des réunions
- à parler devant un public
- les bases de la vente et de la négociation
- les bases de la gestion de projet (attention aux projets complexes)
- à recruter des collaborateurs
- à utiliser un nouveau logiciel
- les bases d'un langage informatique
- à créer un blog ou un site Internet
- les bases de la comptabilité
- ...
Mais ces nouvelles connaissances seront uniquement théoriques.

En quelques jours, vous ne pourrez pas :
- obtenir les bénéfices d'une expérience professionnelle de plusieurs années
- apprendre une nouvelle langue
- devenir un expert, quel que soit le domaine. Certains disent qu'il faut au moins 10.000 heures de pratique pour devenir un expert dans un domaine
- avoir un réseau relationnel complexe, influent et structuré
- devenir riche et puissant
- ...

Les expériences sont parfois difficilement défendables, car on ne peut pas changer le passé, mais on peut toujours améliorer la perception que les autres en auront. De plus, quand on parle du passé, on aborde le domaine des souvenirs et des oublis. Les contacts se perdent, des liens disparaissent et des souvenirs se modifient. Les informations sont volatiles.

3. Un peu de cosmétique

Certains n'hésitent pas à améliorer considérablement leurs expériences passées pour les rendre plus attirantes. Quand il s’agit de trouver un emploi, certains en arrivent à transformer un moineau gris muet en rouge-gorge sifflant à plein poumon ! 

Par exemple : 
La réalité du candidat:
Il a collaboré à la réalisation d'un projet, assisté un acheteur, traduit quelques documents et réalisé quelques entretiens professionnels.

Ce qui est présenté
Le candidat décrit son activité avec la casquette d'un chef de projet ou d'un responsable achat. Il a été traducteur et relecteur de la totalité d'un projet complexe. Il a réalisé une étude de A à Z. 

Et vous, que pouvez-vous modifier dans votre présentation pour la rendre plus attirante ? 

4. Un parcours professionnel complet et lissé

D'autres comblent les trous dans leur parcours professionnel avec des expériences qu'ils n'ont jamais eues. Les recruteurs n'aiment pas les périodes creuses. Ils veulent savoir ce que les candidats ont fait à chaque période de leur vie. La chasse aux fainéants est ouverte ! Mais pas seulement.

Une période de chômage peut arriver dans la vie de chacun. Un licenciement peut être plus gênant s'il est causé par une faute grave. Un trou de plusieurs mois ou années peut aussi être dû à une période d'inactivité forcée : une naissance, une pause carrière pour élever des enfants, un arrêt de travail causé par un accident ou une maladie, un passage par la case prison... 

Quoi qu'il en soit, il faut toujours garder à l'esprit que le recruteur a besoin d'être rassuré. Il faut le mettre en confiance pour le séduire. Il faut pouvoir expliquer clairement et simplement pourquoi vous avez cessé de travailler à un moment donné de votre vie. Vous avez été licencié à la suite d'une baisse de l'activité de votre entreprise. Dites-le ! Cela peut arriver à tout le monde. Vous avez eu des enfants et vous vous êtes arrêtée quelques années pour les élever. Cela est tout à fait compréhensible pour beaucoup d'employeurs. Rien ne sert de tricher à ce niveau. Il faudra simplement insister sur votre motivation et votre capacité à reprendre une activité professionnelle durable. 

Si vous avez quitté votre emploi un peu sauvagement, en laissant quelques traces négatives derrière vous, il faudra ruser un peu pour faire passer la pilule. Évitez de dire que vous êtes parti en claquant la porte. Pas la peine non plus de citer le nom des 14 employeurs chez qui vous avez travaillé au cours des 3 dernières années. Vous donneriez l'impression d'être instable. Par contre, vous pouvez citer l'expérience la plus probante et la plus longue, surtout si l'employeur est une grande entreprise. S'il s'agit d'un groupe, ou d'une multinationale, vous pouvez argumenter que vous avez travaillé pour eux dans plusieurs filiales.

Arrangez-vous avec d'anciens collègues pour qu'ils se portent garants de vous. Demandez-leur si vous pouvez communiquer leur numéro de téléphone à d'éventuels recruteurs. Ainsi, en cas de besoin, ils pourront vanter vos mérites et renforcer votre crédibilité. 

5. Revisitez l’histoire

Les recruteurs sont moins intéressés par le détail de vos expériences lointaines que par celles qui sont proches de vous.

Vous pouvez jouer le rôle d'historien révisionniste et revoir une partie de votre passé le plus lointain. Vous pouvez améliorer considérablement ce que vous avez fait dans le cadre de vos premiers emplois, ou en stage si vous arrivez sur le marché du travail. 

Imaginons que vous soyez sorti de l'école il y a 15 ans. Les 5 dernières années sont les plus intéressantes pour les recruteurs. 

Quand vous êtes engagé dans une nouvelle société, vous venez avec vos compétences et votre personnalité. Le passé fait partie de votre histoire. Néanmoins, il peut conditionner les recruteurs autant qu'un emballage de produit ménager doit donner envie de faire le ménage. 

L'emballage du chocolat dit "mangez-moi". Votre passé peut aussi dire "Recrutez-moi".

Beaucoup de jeunes ont connu les difficultés de la recherche d'emploi à la sortie de l'école. Ils ont accepté les petits boulots peu gratifiants, souvent qualifié d'emplois alimentaires. Si vous listez vos premiers emplois sur votre CV, et si vous les citez durant l'entretien, vous pourriez laisser une impression d'instabilité flagrante. 

Plus intelligemment, il est préférable de citer peu de sociétés, et principalement des grands groupes. Mentionnez plutôt des expériences de longue durée. 

Le recruteur pourrait avoir un doute si vous mentionnez ainsi la réalité de vos 5 dernières années : 

- Société A : 08/2012- 02/2013
- Chômage : 02/2013 - 06/2013
- Société B : 06/2013 - 12/2013
- Chômage : 01/2014 - 02/2014
- Société C : 02/2014 - 03/2015
- Société D : 03/2015 - 06/2015
- Société E : 07/2015 - 08/2015
- Société F : 09/2015 - 11/2015
- Chômage : 11/2015 - 01/2016
- Société G : 01/2016 - 06/2016
- Société H : 07/2016 - 07/2016
- Chômage : 08/2016 - 11/2016
- Société I : 12/2016 - 04/2017
...
On voit bien que ce candidat a travaillé pour plusieurs sociétés durant de courtes périodes. Il est possible qu'il y ait de grandes entreprises et des petites PME. 
La plupart des recruteurs ont l’attention attirée par les grandes entreprises. Ce sont généralement des gages de sécurité et de confiance. Les grandes entreprises véhiculent souvent une image de sérieux. Elles en ont besoin, notamment vis-à-vis de leurs actionnaires. Vous pouvez aussi utiliser leur image. Vous avez travaillé pour une ou plusieurs entreprises d'envergure nationale ou internationale ? Profitez-en ! 

Votre présentation après révision : 
- Société A : 08/2012 - 02/2015
- Société C : 02/2015 - 04/2017

Les sociétés A et C sont des groupes internationaux. La période couverte est de 4 ans et demi. L'effet d'instabilité a disparu. J'espère pour vous que vous avez gardé un contact avec un ancien collègue. Il pourra vous aider en cas de demande de référence.

Si cela est possible, je vous conseille de choisir des sociétés dans d'autres secteurs d'activité que celui dans lequel vous postulez aujourd'hui. L'activité étant différente, cela devrait dissuader une partie des recruteurs de vérifier vos références. Ce n'est même pas sûr qu'il vous demande un nom de contact dans ces sociétés. Cela remonte à trop longtemps. Néanmoins, il pourra voir que vous avez travaillé plusieurs années au sein de grands groupes !

La cerise sur le gâteau serait d'avoir travaillé pour un grand groupe disparu. Il peut avoir été racheté ou avoir connu des difficultés financières. C'est alors très facile de justifier votre départ : le licenciement inévitable. S'il a des filiales dans plusieurs pays, vous pouvez même vous créer un profil international de plusieurs années ! Vous pouvez presque tout inventer, il n'y a plus personne pour vérifier !

6. Des mythomanes se créent une nouvelle vie

Sur base du principe de révision des expériences, certaines personnes n'hésitent pas à recréer leur vie. Ils inventent toutes les expériences depuis la sortie de l'école, ou seulement une partie. J'en ai rencontré chez qui tout est faux !

Quel pourcentage de recruteurs va vraiment vérifier ? Qui va téléphoner aux anciens employeurs ? Comment être certain que la personne qui répond au téléphone est bien un manager qui a travaillé avec cette personne ? Aucune certitude non plus qu'il va répondre sincèrement !

Quand je pose la question aux DRH, je suis souvent surpris de constater que peu vérifient les références. Les réponses sont variées : ils ne prennent pas la peine de le faire, ils font confiance en leur flair, ils n'ont pas le temps, ils sont incrédules « il ne peut pas avoir menti à ce point, ce n'est pas possible ». 

Et quand le candidat mentionne des expériences à l'étranger, dans des pays non francophones, la vérification d'expérience est encore plus rare !

Vous avez un gros trou dans votre parcours, ou vous voulez cacher une succession de petits boulots ? Vous pouvez résoudre ce problème rapidement et efficacement. 

Faites quelques recherches sur Internet. Il suffit de trouver une, deux ou trois sociétés à l'autre bout du monde. Idéalement, ces entreprises étaient actives dans un secteur différent de celui dans lequel vous travaillez maintenant. 

Si vous postulez pour un poste de chef d'équipe dans l'agroalimentaire, dites que votre ancien employeur importait des gadgets chinois, fabriquait des habits, travaillait dans les parfums… Le secteur étant radicalement différent, il y a peu de chance pour que le recruteur ait des contacts dans son réseau professionnel.

Ne donnez pas envie au recruteur de faire des recherches ou d'appeler. 
Autant le décourager tout de suite !

Pour bien brouiller les pistes:
- Choisissez un pays lointain: le décalage horaire rendra la vérification de référence plus complexe. Changez de continent : Amérique, Asie ou Océanie, ils regorgent de sociétés prêtes à vous accueillir virtuellement... 

- Choisissez un pays non francophone: un recruteur pourrait être peu motivé à l'idée d'appeler à l'étranger dans une autre langue que le français. 

- Recherchez des sociétés qui ont cessé d'exister: elles ont disparu, ce n'est pas votre faute ! Du coup, les références deviennent non traçables pour les recruteurs. Il ne peut donc plus que vous croire ! 

Il est essentiel d'avoir une bonne connaissance du pays et de connaître un minimum sa géographie, sa politique, les moyens de transport et le style de vie. 

Dans tous les cas, il faudra impérativement être crédible ! Toute faille en terme de crédibilité pourrait réduire la confiance à néant !

En résumé

Une image positive: Il faut toujours faire une bonne impression et transmettre des émotions positives. 

Revisitez l’histoire: Vous pouvez presque tout dire concernant votre expérience et vos compétences. Vous pouvez améliorer considérablement votre passé professionnel, car peu de recruteurs prendront la peine de le vérifier, mais en aucun cas vous ne pourrez tricher ou mentir sur vos diplômes et certifications.

Autre article sur ce sujet: 6 clés pour obtenir un entretien

Partagez cet article sur les réseaux sociaux pour le commenter.