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05 mars 2017

Celui qui vend la mèche...

Il observe les autres, il rôde dans les couloirs et laisse traîner son regard. Il écoute discrètement derrière une porte ou au coin d'un mur. Il guette la moindre de vos pauses. Vous le voyez régulièrement regarder sa montre et prendre des notes. Il est fuyant, part en baissant le regard et en longeant les murs. Il vous évite. Vous ne savez pas ce qu'il pense et cela vous énerve.

À l'inverse, le bavard est avec vous et fait partie du groupe. Il est présent, il parle beaucoup, il écoute, il rigole, il est sympathique. Il a toujours une bonne blague à raconter, mais pouvez-vous vraiment lui faire confiance ?

Ces deux personnalités différentes peuvent cacher une réalité plus sombre. Que serait prête à faire une personne frustrée ou mal dans sa peau pour se faire bien voir de la direction ? Vous ne pourrez jamais savoir ce qu'il y a dans la tête des autres. Certains sont plus prévisibles que d'autres. Nous apprenons à les connaître avec le temps et on sait très vite à qui on peut faire confiance. Mais il arrive aussi parfois de se tromper. N'avez-vous jamais entendu des bruits de couloir sur un collègue qui ne travaille pas, qui passe beaucoup de temps en pause ou quitte le bureau anormalement tôt ? C'est un grand classique des entreprises modernes. Chuchotements, conversation à voix basse, rires étouffés, la jalousie est partout. Ce fleau des relations saines peut aider à tirer la couverture vers soi. « Tant pis si cela attire des ennuis aux collègues, ils n'avaient qu'à faire leur travail ! Au moins, le chef saura que j'ai bien fait le mien. »

Cet après-midi, j'attendais à l'accueil d'une entreprise quand j'ai entendu une dame dire d'une voix élevée, accompagné d'un faux sourire "Tu es encore en train de jouer avec ton téléphone ?! Tu n'arrêtes pas !" Elle s'adressait à une collègue qui traversait le couloir. Même si cette remarque était exprimée avec un sourire, celui-ci était simulé et peu amical. Le ton était sec et le volume de la voix suffisamment élevé pour que les personnes présentes dans un rayon de dix mètres entendent clairement ce qui a été dit. Simple remarque entre collègues ou volonté de nuire ? Je pencherais plus pour la seconde option.

De manière générale, méfiez-vous de vos collègues même ceux qui semblent sympas. Ce n'est pas par qu'ils ont l'air gentil avec vous qu'ils le sont vraiment quand vous avez le dos tourné. S'il règne une ambiance de compétition, pour certains tous les coups sont permis. La confiance a des limites et les gens avec qui on travaille ne sont pas forcément des amis. Je pars toujours du principe que l'on choisit ses amis, mais qu'on subit ses collègues. Cependant, j'ai gardé de très bonnes relations avec d'anciens collègues qui sont devenus des amis.


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