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04 février 2017

Oui vous êtes trop optimiste!

Les gens recherchent des opportunités de penser à eux de façon positive, mais ils rejettent la possibilité de penser à eux de façon positive et irréaliste. Pour maintenir l'équilibre entre la réalité et l'illusion, nous recherchons les points positifs de nos expériences. 

Nous gardons en mémoire celles qui nous semblent crédibles.

Nos relations sont biaisées. Les amitiés reposent parfois sur des bases bien fragiles. Nous pensons être entourés par des gens qui partagent les mêmes opinions que nous. Mais les partagent-ils vraiment, ou alors n’entendons-nous que ce que nous avons envie d’entendre ? Les études montrent que les gens ont tendance à poser les questions de façon à recevoir les réponses qu'ils attendent. Alors dans ce cas, nos amis disent-ils vraiment ce qu'ils pensent ?

Nous n'avons pas conscience de cette tendance à déformer et à exagérer les événements de façon positive.



Il est possible que l’optimisme nous protège des souffrances liées à une perception trop vive de la réalité. Cette tendance à l'optimisme pourrait être ancrée au plus profond de notre cerveau. Elle pourrait jouer un rôle dans notre processus de survie, comme le montre une étude conduite par Andrew Steptoe et son équipe de chercheurs. Les personnes âgées qui restent le plus longtemps en forme sont celles qui disent être les plus heureuses et profiter plus de la vie.

Nous avons une prédisposition aux émotions positives. Notre cerveau est capable de repérer les dangers très rapidement. Les émotions positives nous font du bien, elles nous réconfortent. La plupart des gens sont contents d'entendre des choses positives sur eux et sur leur capacité à être meilleurs à l'avenir, à faire mieux que leurs voisins, à être indépendants, à ne pas se laisser berner. Nous apprécions les gens qui disent des choses positives sur nous.

Notre sens du bonheur serait déterminé par nos gènes à hauteur de 50% ; 10% seraient dus aux caractéristiques générales de la personne telles que le niveau d'éducation, le statut marital… ; les 40% restant seraient liés à nos comportements de tous les jours, à notre façon de penser et d'être avec les autres.

Illusions sur le bonheur et les enfants
Daniel Kahneman, psychologue et prix Nobel d'économie, a démontré que le bonheur d'un couple diminue dès qu'il y a des enfants. Plus ceux-ci grandissent, et plus le bonheur du couple diminue. Il est au plus bas quand les enfants sont adolescents. Les parents se disent plus heureux avant l'arrivée des enfants et après leur départ de la maison. [Kahnman, 2004]

Le psychologue Daniel Gilbert pense que les parents auraient tendance à évaluer leur niveau de bonheur par rapport aux efforts fournis pour élever leurs enfants.

Le problème avec l’illusion positive est qu'elle occulte une partie de la réalité. Une fois de plus, elle agit sur la perception et sur nos réactions.




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