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15 février 2017

Celui qui joue au bureau 6h par jour...

Florence est passionnée par les chiffres. Brillante statisticienne, elle a accepté un emploi relativement mal payé dans une entreprise de vente de services à distance. Elle a passé quelques mois derrière un ordinateur et un téléphone à répondre "Oui madame", "Bien sûr madame", "Monsieur vous pouvez profiter de notre offre exceptionnelle...", etc., etc. Elle détestait ce travail !

Quand la petite entreprise a connu une croissance permettant l'embauche de nouveaux salariés, Florence a fait valoir ses compétences en statistiques auprès du directeur de l'agence. La signature de nouveaux contrats avec de gros clients a transformé le petit centre d'appel en une machine capable de gérer plusieurs centaines d'appels entrants et sortants par heure, sur des plages horaires allant de 7 heures du matin à minuit. Florence a saisi l'opportunité pour devenir la référent en analyse statistique de gestion des appels. Son nouveau poste consistait à épauler les équipes terrain travaillant sur les différents contrats afin d'organiser au mieux l'activité des collaborateurs. En d'autres termes, elle aidait chaque manager d'équipe à définir le nombre de salariés qui devaient être présents en fonction de l'heure, du jour de la semaine ou du mois. Son travail était d'autant plus complexe qu'il fallait tenir compte des périodes de soldes, de nouveaux produits, des promotions en cours et de tout un tas d'autres paramètres qu'elle seule était capable de gérer grâce à ses connaissances en statistiques. Florence était aussi une championne du tableur Excel. Après deux années à optimiser ses formules et ses macros, elle pouvait obtenir presque n'importe quelle information en quelques clics. Chaque semaine, il lui suffisait d'importer les données de la semaine précédente et de les comparer aux données déjà enregistrées dans sa base. À la façon d'un météorologue capable de prévoir le temps qu'il fera plusieurs jours à l'avance, Florence utilisait des modèles d'analyse de plus en plus précis. Ce qui satisfaisait son chef.

Le problème est qu'après avoir établi ses prévisions, lu ses e-mails et répondu aux quelques demandes de ses collègues, il ne lui restait presque rien à faire. Son travail quotidien ne lui prenait pas plus d'une heure par jour. Travaillant 35 heures par semaine, il fallait donc trouver un moyen pour remplir le temps restant. Comment occuper 30 heures par semaine ? La réponse est venue de Facebook. Le réseau social permet à ses membres de jouer gratuitement à des milliers de jeux aussi variés que distrayants. Florence utilisait un compte anonyme créé sous un faux nom et une photo de profil trouvée sur Internet. Pendant plus de 3 ans, elle a occupé ses journées à l'abri des regards indiscrets. Son travail demandant beaucoup de concentration, personne ne venait la déranger dans son petit bureau. Cette situation qui l'ennuyait au départ est rapidement devenue confortable. Malheureusement, les bonnes choses ont eu une fin le jour où l'entreprise a employé les services d'une consultante en optimisation du temps. N'étant pas une championne de la communication, Florence a eu beaucoup de mal à détailler ses journées de façon convaincante. Le rapport remis à la direction fit mention de sa charge de travail particulièrement légère. Le responsable de l'agence en a profité pour décharger son assistante d'une partie des tâches administratives qu'elle ne pouvait plus gérer seule. La belle vie de Florence était terminée. Moins de 3 mois plus tard, elle quitta l'entreprise.

Toujours dans la catégorie perte de temps, j'ai rencontré un manager qui est accro à Twitter. Il utilise ce réseau social du matin au soir, tous les jours, presque non-stop ! Un vrai cauchemar pour un formateur. Je lui ai demandé à plusieurs reprises d'essayer de se concentrer, car son comportement perturbait le groupe. Il ne participait pas correctement aux exercices et était absent. Le corps était là, mais pas l'esprit. Ses collègues m'ont dit qu'il passe ses journées sur Twitter. Quand il arrive le matin, la batterie de son smartphone est déjà presque à plat. Il se connecte avant de consulter ses e-mails et ne se déconnecte que le soir. Il consulte le fil d'actualité dès qu'il le peut, autant sur l'ordinateur que sur son smartphone, y compris en réunion. Il consacre entre trois et cinq minutes à Twitter toutes les 10 à 15 minutes ! Mais que fait-il ? Qu'est-ce qui l'attire autant ? En fait, ce manager a développé une addiction aux informations. Presse spécialisée ou généraliste, il suit les flux d'actualité de centaines de médias. Il ressent un besoin intense de connaître les dernières informations sur les sujets qui l'intéressent. À ce niveau-là, c'est une drogue dure qui représente environ 15 minutes de temps perdu par heure. C'est sans compter les pertes d'efficacité liées à l'incapacité de se concentrer sur la tâche en cours. Sachant que ce cadre travaille environ 40 heures par semaine, il perdrait approximativement 10 heures par mois, soit plus de 2 semaines et demie de travail !

Que font vraiment vos collègues quand ils disent qu'ils travaillent et qu'ils sont débordés… ?



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