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06 février 2017

Analyser le corps: Clé 1: les illustrations

Nous parlons avec tout notre corps de façon inconsciente. Certains gestes sont maîtrisés, d’autres beaucoup moins. Ils accompagnent les paroles, appuient le langage verbal, renforcent les mots ou les atténuent. Parfois, ils les contredisent. Ils contribuent à transmettre un message et se veulent parfois rassurants. Ils peuvent aussi faire peur et conduire à une perte de confiance. Certains sont universels, d’autres propres à une culture.

L’observateur doit concentrer son attention sur les micro-mouvements tels que les petits hochements de tête ou les haussements d’épaules. Les mouvements larges peuvent simplement faire partie de la personnalité. Ils n’ont pas la même valeur que les micro-mouvements. 

Clé 1. Les illustrations

Les mains et le corps illustrent le discours, appuient les mot et aident à organiser le message. Les illustrations varient avec la culture. Ces gestes ne sont pas innés. Ils n’ont aucune signification seuls, sans les mots. 

L’analyse mettra en avant une diminution ou une augmentation de l’apparition des illustrations. Il peut y avoir un changement de posture. Ces variations sont souvent en relation avec l’apparition ou l’augmentation du stress, un malaise, une difficulté à trouver ses mots ou un mensonge. Cependant, elles peuvent apparaître aussi en cas d’ennui.

Une personne nerveuse peut essayer de cacher ses émotions. Il est possible de votre interlocuteur pense que faire des gestes larges et sourire est suffisant pour montrer qu’il est à l’aise et vous rassurer. Mais l’apparition de gestes parasites trahiront les tentatives pour rassurer. La main plongée au fond de sa poche peut montrer qu’une question produit un inconfort. L’émetteur a besoin de se rassurer. Le fond de sa poche est une zone de confort, un endroit qu’il connaît bien. On peut avoir tendance à s’y réfugier en situation d’inconfort. 

Les illustrations diminuent en situations délicates ou inconfortables. Les gestes amples se raccourcissent, les bras sont plus proches du corps. Ainsi, le menteur évite de se mettre en avant. Généralement, il aura tendance à éviter d’utiliser un doigt pour souligner ou illustrer un point du discours. Martin se lèche les lèvres, autre signe qui indique qu’il est tendu.
Ce dernier point est à relier avec les auto-contacts : l’apparition en plus de grattages, d’auto-contacts avec un autre endroit du corps (ou du visage) ou d’un accessoire (tels des bijoux), sont des signes d’inconfort en lien avec un mensonge possible.
Face à un danger, les jambes aussi réagissent. Elles adoptent une position limbique de sécurité permettant de fuir ou d’attaquer.

On a alors tendance à préférer une position stable : jambes écartées et pieds ancrés au sol.



Il y a 2 dangers :

1. Un menteur peut accentuer l’apparition des illustrations pour paraître à l’aise. Les gens n’y pensent généralement pas, ou croient qu’ils sont suffisamment convaincants et que cela n’est donc pas nécessaire.

2. Il faut toujours veiller à ne pas tirer de conclusions hâtives.
Le comportement de référence est important. En observant le comportement habituel de la personne, en analysant avec attention ses habitudes de communication, tant verbales que non verbales, vous serez en mesure d’évaluer l’intensité et la fréquence d’apparition des illustrations en phase avec le discours.

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