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06 janvier 2017

C'est difficile de mentir !

Une simulation demande toujours une certaine concentration pour créer un message verbal et non verbal cohérent. Celui-ci doit être en parfait accord avec la conversation. Il doit être en relation avec ce qui est dit et permettre d’évoluer positivement dans la conversation.

En plus d’être cohérent au niveau des mots, il faut l’être sur le plan comportemental. C’est normal ! Si votre interlocuteur vous dit : "Bonjour, je suis content de vous voir" et qu’au moment de vous serrer la main, il tourne la tête, son visage exprime un faux sourire, il a le bras tendu, et la jambe prête à faire un bond sur le côté pour vous quitter… ce n’est pas bon signe ! Ses paroles expriment une satisfaction de vous voir et son corps exprime le contraire. Il y a un problème de cohérence entre ce qu’il dit et ce que son comportement exprime. Son langage verbal n’est pas synchronisé au non verbal. Nous avons tous envie de faire une bonne impression aux autres. Nous nous devons d’être cohérents vis-à-vis d’eux et de nous-mêmes, cela participe au bon équilibre psychologique.

Le processus relationnel n’est pas simple. Le corps est une machine biologique, et le cerveau est le moteur de la pensée. Le cerveau travaille comme un ordinateur. Il stocke des informations et en crée. Il permet au corps d’agir et de réagir. À la différence d’un ordinateur, ses choix ne sont pas toujours logiques. C’est parfois même tout le contraire. Il n’est pas non plus aussi performant qu’une machine en termes de stockage et de rendu des informations. Il a des fuites ! Les oublis et les erreurs sont nombreux.

Il existe des bugs : ces défauts de perception qui nous conduisent à des erreurs sur l’environnement qui nous entoure. Les fuites sont inévitables : vous souvenez-vous du nom de tous vos amis depuis l’école primaire ? Vous avez pourtant passé des années avec eux, dans les mêmes classes. Vous avez partagé de nombreux bons moments, et pourtant vous les avez oubliés.

Les erreurs sont fréquentes quand il s’agit de raconter un événement ou une expérience que vous avez pourtant vécus ! Alors, nous nous en accommodons. Nous vivons les événements. Nous en retenons quelques éléments marquants. Notre cerveau en fait une synthèse, et nous retenons une partie de celle-ci. Pour relier tous ces éléments entre eux, nous établissons des liens virtuels souvent issus de notre propre imagination. Ceux-ci sont créés en accord avec nos valeurs, qui ont été forgées par notre éducation et notre expérience. Cela donne une cohérence à nos souvenirs et nous permet de vivre en accord avec nous-mêmes.

Le cerveau n’étant pas une machine parfaite, il est fréquent de perdre le contrôle de nos actes en situation de stress. Une personne qui simule une émotion le fait dans le contexte d’une relation avec une autre ; elle affronte le regard de l’autre. Ses actes peuvent entacher la confiance de la relation. Elle doit donc être la plus crédible possible. Le discours doit être maîtrisé, le comportement aussi. C’est là que les difficultés commencent.
Simuler une émotion en faisant surgir une expression afin de tromper l’autre, c’est mentir. Cette manœuvre engendre du stress pour les raisons dont nous venons de parler. C’est à ce moment-là que les fuites comportementales apparaissent. Il y a un lien entre l’intensité des émotions et l’intensité du stress ressenti. Ils vont de pair. Les mensonges complexes ou mal préparés sont visibles. Les indicateurs comportementaux sont là pour nous indiquer qu’il se passe quelque chose dans la relation. Le cerveau étant saturé d’informations à gérer, notre interlocuteur perd le contrôle ! Il est impossible de maîtriser parfaitement la totalité de son comportement.
Le mensonge est un processus complexe. La cohérence des mots avec le comportement et la synchronisation à l’interlocuteur demandent beaucoup d’efforts. La logique du discours mobilise déjà tellement d’attention. Il n’est pas étonnant qu’une personne mal préparée à un mensonge ou se trouvant emmêlée dans une situation complexe perde les pédales ! En situation complexe, le cerveau ne peut pas tout gérer. Le menteur commet donc des erreurs ou des incohérences. 

Bien entendu, le stress peut aussi être engendré par la nature de la relation. Il existe de multiples causes possibles extérieures à la personne. On peut être stressé sans pour autant être dans une situation de simulation d’une émotion.

Il y a une corrélation entre l’importance du gain, ou de la perte, et l’intensité des émotions. Plus le risque de perdre quelque chose est important et plus les émotions augmentent. 

Il faut aussi noter que le soupçon de mensonge est également un générateur de stress ou d’émotions. Une personne qui se trouve en position de ne pas être crue par une autre va ressentir des émotions négatives : les siennes et celles perçues chez son interlocuteur. S’il pense : « Zut, il ne me croit pas », cette pensée va générer une tension. Elle sera suivie d’une réaction, qui consistera à faire plus d’efforts pour renforcer sa persuasion et faire accepter le contenu du message. Si la personne est en train de mentir, elle sera déjà préparée au fait que l’autre pourra douter de ses paroles. Dans le cas où elle dit la vérité et que l’autre pense qu’elle ment, il y aura aussi un effet de tension et de stress. Soupçonner quelqu'un de mentir le met forcément dans une position de fragilité et de stress. 


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