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29 janvier 2017

Analyser la tête: Clé 3: les yeux

Les yeux sont constamment en mouvement, bien malgré nous. Ils bougent, par notre volonté, si nous voulons regarder quelque chose. Ils se déplacent, involontairement, quand nous pensons. Nos souvenirs et réflexions font appel à des circuits neurologiques complexes. La PNL (Programmation Neurolinguistique) a établi une grille de lecture en fonction des mouvements des yeux.

Lorsque nous pensons, nos yeux voyagent dans toutes les directions: en haut, en bas, à gauche, à droite, en diagonale. C’est tellement naturel que beaucoup de gens n’ont pas conscience du phénomène. Si vous en doutez, regardez vos interlocuteurs lors des conversations.

Le regard peut être stable ou en mouvement. Un regard détourné peut être provoqué par la déception, le regret, la culpabilité, le découragement, la honte ou la tristesse. S’il est orienté vers le bas, l’émotion primaire est souvent la tristesse. Une émotion de honte ou de culpabilité ressentie tire aussi le regard vers le bas, mais plus en biais.

L’individu qui ressent de la culpabilité a tendance à détourner le regard quand on aborde un sujet sensible, ou à baisser les yeux et à regarder au loin. Si son regard est direct, il est possible qu’il mente ou simule une émotion. Si le regard est détourné, l’émotion primaire sera plus souvent le dégoût. Il pourra aussi s’agir d'une réflexion. L’interlocuteur réfléchira probablement avant de répondre pour apporter une réponse cohérente, souvent sur la base d’un souvenir. Il peut penser intensément à quelque chose et mesurer le poids de chaque mot avant de parler. Cela n’est pas une preuve de mensonge. 

Le regard stable, droit dans les yeux ou non détourné, est souvent associé à la franchise, alors que c’est souvent le contraire. Les menteurs produisent plus de contacts visuels, car ils ont besoin de s’assurer qu’ils sont crus. Ils vérifient davantage les réactions de leurs interlocuteurs. Cela leur permet de se rassurer sur leur crédibilité et aussi d’amener les ajustements nécessaires à leur discours, si besoin est. Donc, si votre interlocuteur produit de nombreux contacts visuels, méfiez-vous. Les femmes sont généralement plus sensibles aux contacts visuels que les hommes. Dans un groupe mixte, un bon menteur focalisera plus son attention ou son regard sur les femmes, s’il souhaite convaincre. Les mouvements peuvent être rapides. Une personne qui ne se sent pas en sécurité aura tendance à observer les alentours d’un coup d’œil rapide. Elle scrute son entourage pour être en mesure de se défendre si nécessaire. De même, une personne qui cherche à tromper a souvent peur d’être démasquée. Le menteur doit s’assurer qu’il est potentiellement cru. Une modification de la rapidité de son regard est un indicateur important.

Un cas intéressant de mouvements des yeux est celui qui se produit lorsque le système limbique de l’interlocuteur perçoit un danger. Les deux yeux effectuent un mouvement ensemble vers la gauche ou la droite. Le mouvement est rapide, il dure 1 ou 2 secondes avant que les yeux reprennent leur position centrale, dans l’axe de la conversation. Cette attitude signifie que le cerveau de la personne a marqué un arrêt nécessaire au traitement de l’information. L’information perçue (vue ou entendue) a déclenché une réaction limbique. Cet arrêt est visible par le mouvement presque instantané des yeux. Si cet arrêt survient alors que vous veniez de lui poser une question, vous pouvez avoir un doute sur la réponse qui vous sera donnée.

Les mouvements involontaires des yeux permettent aussi d’identifier un vrai sourire d’un faux. La joie sincère est révélée par l’apparition de pattes-d’oie autour des yeux. Une remarque concernant la PNL : ses fondateurs, Bandler et Gringer, ont conçu cette méthode avec l’objectif d’aider les patients, et non dans le cadre d’une recherche de la vérité. Dans son livre Principles of Kinesic Interview and Interrogation, Stan Walters s’oppose à l’utilisation de la PNL pour détecter les mensonges. Je partage son point de vue. À ce jour, la PNL ne propose pas d’application fiable, appuyée par des études scientifiques sérieuses, pour pouvoir prétendre être utilisée dans la détection du mensonge. D’autres mouvements sont chargés de sens ; un clin d’œil est un emblème positif : il indique la complicité. Cela peut correspondre également à une tentative de séduction ou une envie de capter l’attention de l’autre. Cela peut être aussi un tic.

Les clignements prolongés peuvent être volontaires ou involontaires.

• Volontaires : l’interlocuteur a peut-être mal aux yeux. Les clignements le soulagent de la douleur. Il est aussi possible qu’il simule une fatigue pour échapper au regard de l’autre.

• Involontaires : il a mal aux yeux ou il lutte peut-être contre le sommeil. Une fatigue visuelle ou une tension oculaire liée à la fatigue, par exemple, suite à une utilisation prolongée d’un ordinateur, peut provoquer une succession de battements de l’œil. Des clignements significativement plus rapides que d’ordinaire montrent que la personne ressent une hausse anormalement élevée de son état émotionnel ainsi qu’une sorte de stress. Le système limbique réagit à ce qu’il a perçu. La réaction est immédiate et ultrarapide.

Dans le cas de relations amoureuses, si vous observez cela chez la personne qui se trouve dans votre champ de vision, cela signifie que votre présence ou votre regard a déclenché chez elle une forte émotion. Cela est à rapprocher du coup de foudre. Ne perdez pas de temps, il est temps de faire connaissance ! 

Les yeux peuvent effectuer des battements frénétiques lorsqu’une personne ressent une forte excitation, ou une émotion négative, sous l’effet d’une forte charge de dopamine libérée dans le cerveau. 

Mais n’oublions pas que les mouvements des yeux servent avant tout à regarder et à appuyer ou renforcer ce qui est dit sur le plan verbal. Les yeux sont alors synchronisés au discours. 
Chaque œil est constitué d’une pupille, de paupières et de sourcils. Ils produisent des larmes dans les situations de tristesse ou de détresse, ainsi que dans les moments de joie intense. Elles ne sont jamais liées à la colère.

Pour vérifier qu’elles sont sincères et que, par conséquent, l’expression montrée l’est tout autant, il faut regarder les mouvements des sourcils car ils expriment des émotions. Je vous invite à relire la description des 7 émotions primaires. Ils sont obliques dans le cas de la tristesse. Ils sont relevés et froncés dans le cas de peur, de soucis ou d’appréhension.

Un indicateur intéressant à observer est la hauteur des sourcils d’une personne au moment où elle vous pose une question. Si ses sourcils sont hauts, elle connaît probablement la réponse à cette question. Cette expression est censée représenter la surprise. Or, une surprise n’est jamais une expression de longue durée : il y a donc simulation. Si la personne ne connaît pas la réponse, les sourcils sont souvent normaux, donc plus bas.

La forme des paupières varie aussi en fonction de l’émotion. Il suffit d’analyser les modifications de la forme des yeux pour avoir une indication de l’expression ressentie ou simulée. Une micro-démangeaison au niveau d’une paupière est un signe de stress. C’est peut-être aussi une réaction liée au fait de ne pas vouloir visualiser les images ou les souvenirs qui reviennent en mémoire. Comme toujours, faites attention aux conclusions hâtives. Les pupilles changent de taille en fonction de la lumière, mais aussi en fonction des émotions ressenties. Ce sont des réflexes très rapides, impossibles à contrôler.

La pupille se dilate quand on ressent des émotions positives. Aussi dans le cas d’émotions positives, il est fréquent de voir les yeux s’ouvrir, s’écarquiller. Tout se passe comme si, lorsque l’on est content, nous avions envie d’absorber un maximum de lumière afin de capter autant d’informations que possible et de profiter du moment présent. Les yeux s’agrandissent et les pupilles se dilatent.
Au contraire, elles se contractent lorsque le système limbique perçoit un danger. La contraction des pupilles permet d’effectuer une mise au point visuelle comme le fait un appareil photo avant une prise de vue.
Lorsque la pupille reprend sa taille normale (après une variation de taille), la personne ressent un apaisement. Il faut bien sûr tenir compte des conditions de luminosité.
La dilatation et la contraction des pupilles sont des indicateurs fiables du ressenti de la personne au moment où il se présente. Cependant, il est plus simple de constater cette variation de la taille de la pupille chez les personnes ayant les yeux clairs. 

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