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24 décembre 2016

Quels indicateurs repérer pour détecter les mensonges ?

Des variations comportementales, vocales ou verbales peuvent nous indiquer que notre interlocuteur est peut-être en train de mentir. Mais repérer un indicateur n’est pas une preuve de mensonge. Lorsqu’un tel signal apparaît, il s’agit de repérer le moment de son apparition :

• Quelle question a été posée ?
• Quel sujet a été évoqué ? 
• Y a-t-il un point sensible qui a généré son apparition ?

Cela signifie surtout qu’il faut creuser dans cette direction. Certains indicateurs sont plus faibles que d’autres. Il est important de concentrer l’observation et l’analyse sur ceux dont la fiabilité est la plus importante afin d’éliminer une partie des erreurs. Il faut donc s’entraîner à les reconnaître dès leur apparition.


1. Les erreurs
Les fuites sont révélées par mégarde. La personne ne les maîtrise pas. La personne substitue le mot attendu par un autre terme (exemple : "bonsoir" au lieu de "bonjour"). 
Freud parle d’un désir inconscient qui s’exprime malgré la personne. Dans le cas présent, le lapsus n’est pas grave, mais il peut être nettement plus problématique dans d’autres situations. 

À côté des fuites, il y a les indices de tromperies. Plus qu’une petite fuite, ils révèlent que les propos de l’interlocuteur sont faux. Ils apparaissent dans les expressions, et l’analyse comportementale les met au grand jour.


2. Les contradictions
La personne apporte une information dans un premier temps, et dit le contraire plus tard. Cette forme d’erreur a une intensité variable en fonction de l’importance de la situation ou de la contradiction.


3. Les incohérences ou les défauts de cohérence
Les problèmes de cohérence sont de bons indicateurs. La personne qui a mal préparé son mensonge risque de devoir faire fréquemment appel à sa créativité pour être parfaitement cohérente. Or, nous savons que cela est compliqué quand il faut en plus gérer le regard de l’autre. Parfois, le discours ne semble pas cohérent, totalement ou en partie. Dans ce dernier cas, seulement quelques composantes ne sont pas en accord avec d’autres éléments ou avec la logique des événements. De plus, il arrive que le temps et la succession des éléments soient problématiques. 

La cohérence existe sur le plan verbal ou non verbal. Au niveau verbal, l’interlocuteur peut inclure des pauses dans son discours, peut-être des ruptures dans le langage. Ses phrases sont ponctuées de mots parasites tels que : “euh”, "ben", "pfft", etc.), alors que l’individu est censé savoir ce qu’il doit dire ou ce qu’il va exprimer.

Attention, cependant, au style habituel de la personne. Si l’analyste a correctement établi le comportement de référence avant d’approfondir ses investigations, il doit être capable d’identifier ces ruptures. Il est aussi tout à fait possible que cette personne s’exprime d’ordinaire de cette manière: ses phrases peuvent être habituellement coupées par des mots parasites. D’où l’importance d’établir le comportement de référence.

Côté non-verbal, les incohérences se présentent souvent dans les situations où il y a une probabilité de mensonge. La personne peut paraître effrayée, coupable ou agitée. Ses expressions ne sont pas cohérentes avec ce qu’elle dit verbalement.

Il y a aussi les incohérences entre le verbal et le non-verbal. 
L’observateur pourra déceler des signaux indiquant une incohérence entre l’attitude et le discours. La personne dit quelque chose et son comportement exprime le contraire : méfiance !
Lorsqu’on ne "sent" pas quelqu’un ou que l’on a l’impression que “quelque chose cloche”, c’est souvent parce qu’il y a émission de signaux contradictoires.

Je vois souvent une autre situation proche de celle-là. Vous pourrez l’observer dès demain matin au bureau : vous avez déjà certainement vu des gens vous serrer la main le matin en disant “Bonjour, tu vas bien ?”, avec ou sans sourire. Alors qu’ils prononcent ces mots, vos interlocuteurs regardent ailleurs, au lieu de vous regarder. Leur bras est tendu et le reste du corps est déjà prêt à partir. Il a hâte de vous quitter ! 

Sur le plan verbal, leur phrase est agréable et laisse supposer une relation chaleureuse. Cependant, leur comportement est incohérent avec le verbal : il exprime le contraire. Ils n’ont pas vraiment envie de vous voir, et sont surtout pressés d’aller voir ailleurs. Le reste du corps indique l’intention de partir.


4. Les expressions
Liées aux émotions, les expressions révèlent souvent le fond de la pensée de l’interlocuteur malgré lui. Pour rappel, les émotions produisent des expressions parfois ultra-rapides et involontaires: les micro-expressions. Une micro expression est un signal fiable d’une émotion ressentie au moment précis où vous la voyez apparaître sur le visage de la personne. Elle dure moins d’une demie seconde. La surprise apparaît rapidement, c’est toujours une micro expression. Si elle dure plus longtemps, alors il y a des chances qu’elle soit simulée. 


5. Les variations comportementales
Ce qui est intéressant en communication, ce n’est pas d’analyser le comportement de la personne, seule, dans un environnement neutre, mais d’analyser les changements de comportements dans le cadre des interactions avec d’autres individus. L’analyse des gestes en relation avec le verbal et celle des comportements entre les gens, même s’ils ne parlent pas, nous apprennent beaucoup sur leurs relations, ainsi que sur chacune des personnes, individuellement. On peut en tirer de nombreuses informations sur ce qu’elles sont et ce qu’elles aimeraient être. Il faut toujours établir des recoupements. De même, il faut toujours en déduire des informations, ainsi qu’un raisonnement, et ne surtout pas l’induire. Il faut pouvoir observer dans des conditions de neutralité, en s’abstenant d’avoir des préjugés.
Observer un changement de comportement en relation avec une question précise n’est pas une preuve formelle de mensonge, mais une indication qu’il s’agit d’un point sensible à explorer.

Une personne qui connaît la vérité et qui écoute une autre mentir exprimera probablement des émotions. Il apparaîtra des rougissements, des mouvements « suspects » révélateurs de stress ou atypiques, tels que la transpiration, une envie de boire. Il y aura peut-être aussi des gestes de protection (bras croisés, épaules voûtées, etc.) et des auto-contacts (les mains qui touchent une partie du visage, des démangeaisons, etc.). Les variations comportementales sont nombreuses, mais ne sont pas forcément en relation avec une intention de tromper.

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