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17 novembre 2015

OUI, le frère du terroriste a menti à la presse!

Mise à jour le 29 novembre 2015
Presque deux semaine après avoir rédigé cet article, la presse belge révèle le passé judiciaire de Mohamed Adbeslam, le présentant comme le membre d'un gang qui dépouillait les cadavres en 2005.
Ainsi que je l'ai signalé lorsque j'ai écris cet article, plusieurs réactions surprenantes apparaissent. Une expression subtile de joie est visible à 0:32 dans la seconde vidéo (quand il dit qu'il n'a jamais eu de problèmes avec la justice). Etait-il content (ou fier) de réussir à affirmer cela ? Cette affirmation devant les journalistes lui permettait de se blanchir aux yeux de l'opinion public. Ce sourire très léger est une micro-expression subtile apparaissant au moment précis où il prononce ces mots.
Des études depuis les années 70 sur les émotions ont mis en avant qu'une micro-expression se produit quand une personne essaie de délibérément ou inconsciemment de dissimuler une émotion. (Etudes Ekman P, Friesen W.V, Matsumoto D., etc)


Article original du 17 novembre 2015

À la suite des attentats à Paris le vendredi 13 novembre 2015, Mohamed Adbeslam a été entendu par la justice et ensuite relâché par la juge en charge du dossier. Le frère de l'ennemi public numéro un a affirmé devant les caméras qu'il ne savait absolument rien au sujet de cet attentat.




Lorsque j'ai vu cette vidéo, j'ai tout de suite pensé que la situation le mettait mal à l'aise. En effet, ce n'est jamais facile de faire face à une armée de journalistes avides de questions. Ajouté à cela que le sujet est difficile. Le peuple français attend des réponses et des coupables. Ainsi, Mohamed Abdeslam montre un certain niveau d'inconfort et de stress. Cela est clairement visible sur son visage. Il se lèche régulièrement les lèvres et il déglutit. Cela est normal et en phase avec la situation. Mais voilà, j'ai aussi vu d'autres indicateurs qui me conduisent à penser qu'il ne dit peut-être pas toute la vérité... Ce que vous n'avez peut-être pas vu
De 0:27 à 0:44, il dit ce qu'il a envie de dire, à savoir qu'il n'est pas lié à cette affaire. Il montre ensuite des signes de stress. L'inconfort est palpable. Il semble avoir traversé une épreuve. 

À 1:20, lorsqu'il parle de la juge, il ferme les yeux plus longtemps à ce moment-là que durant le reste de l'interview. 

Il peut s'agir d'un blocage, une sorte de besoin de rompre avec une réalité difficile. Cet élément comportemental est observable dans de très nombreuses situations où des personnes ont besoin de prendre une distance par rapport à des éléments difficiles à vivre. Cela semble normal. Un interrogatoire de police est toujours une situation difficile.




À 1:32, une journaliste demande « Vous n'avez rien remarqué chez vos frères ? » Il répond « Absolument rien » pause « absolument rien » 

Question : Pourquoi ressent-il le besoin de répéter deux fois sa réponse ? 
Il a besoin de convaincre les journalistes ou a-t-il besoin de se convaincre ? 


Depuis le début de la vidéo, on peut le voir s'exprimer correctement en français, sans difficulté ni sans fautes de langage. Or, quand il apporte la réponse à cette question, il commet une erreur de langage propre à un enfant de 7 ans... À 1:40 : « Deux frères aux attitudes normaux ». Il prend le temps de s'exprimer et de réfléchir à ce qu'il dit et va dire. Il continue : « Bon, il faut savoir que mon frère Abdeslam Salah n'a pas encore été entendu par la justice ». Un très léger sourire apparaît sur son visage à 1:46.
Question : Cela lui fait-il plaisir ? 

Bien sûr, il est possible d'argumenter sur le fait que la bouche s'ouvre plus largement sur des syllabes telles que Salah, mais cela ne se produit pas sur d'autres syllabes similaires.



 


Cette vidéo publiée par le New-York Times montre un léger sourire quand il dit que sa famille n'a jamais eu de problème avec la justice (0:32). Cette réaction est surprenante. Ensuite, quand il prononce la phrase « Deux frères aux attitudes normaux », à 0:52, une micro-expression de tristesse est visible. Elle apparaît immédiatement après qu'il ait dit « deux frères », et juste avant qu'il prononce la fin de la phrase contenant une erreur. 

De nombreuses études réalisées depuis les années 70 ont démontré qu'une micro-expression est signal fiable d'une émotion ressentie au moment précis où elle apparaît sur le visage de la personne. Personne n'est fier de mentir, sauf parfois par défiance. Dans l'affaire Bill Clinton contre Monica Lewinsky, le visage de tristesse de Clinton trahissait son mensonge lorsqu'il affirmait n'avoir aucune relation avec elle. 

Question : pourquoi cette micro-expression apparaît-elle soudainement à ce moment, alors que juste avant il a répété deux fois « absolument rien » et que le reste de sa phrase se termine par une erreur de langage ? 


On peut facilement imaginer que la charge cognitive est importante. Il s'agit de la quantité d'information que son cerveau doit gérer à cet instant. À 1:21, il dit « C'est un ... c'est un garçon euh... tout à fait normal » et simultanément, il fait « non » de la tête. Au même moment, à 1:24, un micro mouvement indique une sorte de rupture visible par le petit coup de la tête et la fermeture des yeux. 

Question : croit-il vraiment ce qu'il est en train de dire à la presse ? Si oui, alors pourquoi a-t-il ce mouvement inconscient de la tête montrant une négation ? 



Il dit des choses positives et en même temps, il fait « non » de la tête. C'est bizarre... À la question du journaliste « Vous saviez qu'Ibrahim était à Paris vendredi soir ? » À 1:35, il répond « Non non, nous ne savions pas », et il regarde nerveusement la foule. 

Question : pourquoi a-t-il de nouveau besoin d'insister ainsi ? Il aurait pu dire fermement « non ! » 


Ensuite, le regard et les mouvements de la tête sont plus nerveux que durant les secondes précédentes. À la question d'un journaliste qui demande s'il a un message pour les familles des victimes, une micro-expression de mépris apparaît à 1:52. 
Celle-ci est visible au milieu de la phrase, très certainement quand il a su ce qu'il allait dire, donc au moment précis où il a pensé ce qu'il dit ensuite « certains penseront que je suis faux ». Effectivement, difficile de le croire sincère depuis le début. 

Ensuite, il enchaîne : «...moi et ma famille nous sommes touchés par ce qui s'est passé. » J'ai l'impression qu'il a envie de sourire quand il prononce ces mots. (2:01 à 2:03) 



Je voulais partager avec vous mon analyse d'un individu qui ne me semble pas honnête...