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13 août 2017

Mensonge: Le vernis à ongle




Mais bien sur...! :))

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03 août 2017

Macron en situation d'autocontrôle


Ce n'est jamais bon signe quand vous voyez une personne se presser ainsi les lèvres. Il s'agit d'un indicateurs d'inconfort. La personne ressent le besoin de s'autocontrôler. Elle sait que son langage corporel peut la trahir et laisser paraître des émotions qu'elle n'a pas envie d'exprimer ouvertement. 
A lire aussi: 
- Analyser la tête: Clé 2: le visage
et aussi: Autocontrôle: Obama se presse les lèvres


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29 juillet 2017

Une erreur de perception au coeur des décisions irrationnelles...


Avez-vous déjà entendu parler de la synesthésie ? Avant de rencontrer Laure, je ne connaissais pas ce phénomène neurologique d'association des sens. Par exemple, la perception des formes pourrait se mélanger à celle de l'espace, des couleurs ou des sons. Pour Laure, cela a pour effet d'attribuer une couleur à chaque chiffre et lettre, ainsi qu'une position dans l'espace. Elle voit les nombres et les phrases en plusieurs couleurs. Quand elle pense à des chiffres, elle les voit alignés de gauche à droite, selon une suite logique allant du plus petit au plus grand.

Rien de problématique en soi, si cette particularité n'avait aucune répercussion sur son travail ou sur ses décisions. Évidemment, si j'en parle dans ce livre, c'est parce qu'il y en a.

Laure est assistante de direction. Dans sa société, cela signifie qu'elle doit savoir tout faire. Bien qu'elle ne dispose pas de la signature du gérant, elle a une très grande liberté d'action sur les projets, la gestion du personnel, les achats, le choix des prestataires et des sous-traitants, etc. La polyvalence est de rigueur et Laure est tout à fait capable de faire les bons choix. C'est du moins ce que croit le gérant de cette PME. Je ne suis pas du même avis que lui.

Je ne travaille pas avec Laure au quotidien et je ne peux pas évaluer ses actions sur terrain, mais ses réactions et réflexions m'ont interpellée. Nous avons tous des préférences dans le choix des couleurs. Laure aime le vert et le violet, mais déteste le marron et le rouge. À la différence de la plupart des gens, Laure voit les nombres en couleur. Quand elle entend ou lit le chiffre 4, elle le voit en vert. Le chiffre 8 apparaît en violet. Le zéro est marron et le 1 est rouge foncé.

Les répercutions dans sa vie de tous les jours ne sont pas négligeables. Elle préfère les chiffres à prédominance de vert ou de violet et évite les marrons et les rouges. Cela s'applique pour les dates, les heures, des numéros d'affaires, des commandes, des numéros de produits et tout un tas d'identifications et même des prix ! L'exemple le plus frappant est qu'elle déteste les chiffres ronds. Un prix de 1000 euros lui laissera une impression négative, car il est composé de 3 zéros, c'est-à-dire 3 chiffres ayant la couleur marron. 99 est nettement plus positif, car composé d'autres couleurs. Je ne me souviens plus de quelle couleur elle voit les neuf, mais celle-ci n'influencerait pas son jugement.

Ensuite, il y a la position dans l'espace. Elle place automatiquement les nombres dans sa tête les uns par rapport aux autres, en fonction de leur taille : les petits à gauche et les plus grands à droite. En parallèle, Laure se représente le temps comme une ligne horizontale allant de gauche à droite, à la façon dont les professeurs d'histoire positionnent des événements successifs sur une ligne de temps dessinée au tableau. Or, elle affirme ne pas aimer le passé, car tout ce qui est passé est vécu, il faut privilégier l'avenir. J'ai été surpris quand elle dit qu'elle accorde beaucoup plus d'importances aux nombres à droite par rapport aux nombres à gauche. En clair, s'il y a plusieurs chiffres, elle a tendance à écarter ceux de gauche (les petits nombres) et à préférer ceux de droite. Les couleurs ayant aussi leur importance, les petits nombres contenant des zéros et des uns sont inconsciemment écartés. Elle reconnaît que c'est injuste et irrationnel, mais le processus est automatique. Elle le fait sans réfléchir. Cela s'applique à la vie de tous les jours. Une simple date de naissance sur un CV pourrait être éliminatoire. Il est possible qu'elle ne contacte pas un candidat dont la date de naissance serait le 01/01/2000 alors qu'un autre né le 8/4/1984 aurait toutes ses faveurs.

Elle m'a confié sa difficulté de prendre une décision rationnelle et impartiale. Elle n'en a pas parlé à son employeur. Je me demande s'il lui ferait encore autant confiance s'il avait connaissance de ce biais de la perception. Je pense qu'il n'est jamais bien de laisser une seule personne prendre des décisions importantes engageant l'entreprise et influant sur les coûts ou sur ses chances de réussite. Chaque choix ne peut pas être issu d'une réflexion collégiale, mais il est tout de même plus prudent d'avoir un second avis. En demandant à la personne de justifier pourquoi elle choisit tels fournisseur ou partenaire plutôt que tel autre, cela permet de rationaliser la décision et d'éviter une part d'incertitude liée aux croyances et à la perception en général.

Le cas de Laure n'est pas fréquent, mais il met en lumière que le système de perception humain peut conduire dans de mauvaises orientations. En faisant confiance à une seule personne, vous risquez de ne pas voir une partie de la réalité, de passer à côté d’opportunités ou de faire de très mauvais choix.

Il faut savoir se poser les bonnes questions, réfléchir, ralentir et ensuite décider sur une base sérieuse et rationnelle.

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20 juillet 2017

Analyser les variations verbales: perfection et erreurs


Dans l'article "Analyser les variations verbale pour détecter les mensonges", j'ai parlé de la recherche de la perfection et de l'apparition des erreurs dans le discours. 
Voyons ces 2 points en détail. 

La recherche de la perfection


1. Réponses trop parfaites

Si votre activité professionnelle vous amène à rencontrer des commerciaux, vous avez sûrement déjà été dans une situation où le vendeur avait réponse à tout. Si ce n’est pas le cas, pensez à observer le prochain vendeur à domicile qui vous démarchera pour vous vendre une assurance ou un aspirateur. 

Quelle que soit votre objection, il apportera la réponse parfaite qui efface tous les doutes. Il fera tout pour vous rassurer. Or, une réplique trop parfaite est souvent le résultat d’une réponse préparée et répétée. Dans le cas du commercial, c’est même une certitude. Un bon commercial ne laisse rien au hasard.

Si la réponse est préparée et répétée, il y a peut-être un mensonge à découvrir. Il est possible qu’une partie de la réponse soit vraie, mais la réalité est souvent différente du monde tout rose et tout beau présenté par les vendeurs. Une dissimulation ou une exagération est un mensonge : à vous de les découvrir. Souvenez-vous qu’une réponse sincère contiendra toujours de petits détails incorrects et inutiles. Rien n’est parfait dans ce monde. Méfiez-vous des beaux discours ! 

2. Réponses trop complètes

Certaines personnes fournissent des réponses indirectes ou compliquées. Une caractéristique de ce type de réponses est de fournir plus d’informations que celles demandées. Cela peut révéler un besoin d’être cru. Qui a besoin par-dessus tout d’être cru ? Les menteurs ou les gens peu sûrs d’eux ! Quand les gens disent la vérité, ils n’ajoutent pas de petits détails sans importance. Si, en plus, le récit a lieu longtemps après les faits, il y a de fortes chances pour que les informations délivrées soient éloignées de la réalité. Les gens ont besoin de cohérence interne pour pouvoir continuer à vivre en accord avec leurs valeurs et évoluer dans la vie. Les souvenirs qu’ils gardent d’un événement passé sont souvent différents de la réalité vécue.

Il faut toujours faire attention à la fiabilité de ses propres souvenirs. De même, il faut redoubler de prudence lorsqu'il s’agit des souvenirs des autres, surtout sur les petits détails. D'autre part, si l’interlocuteur est connu pour parler beaucoup, apporter des réponses longues et complètes, il sera difficile d’identifier les réponses anormalement complètes. N’oublions pas aussi le problème de conformité de mémoire, surtout face à un groupe. Celui-ci apparaît quand plusieurs personnes ont raconté un récit à un groupe. Ceux qui ont écouté corrigent spontanément leur version et racontent à leur tour un récit proche de ce qu’ils ont entendu avant. 

En 1951, le psychologue Salomon Asch a publié les résultats d’une étude sur le conformisme. Cette étude a démontré que les individus préfèrent modifier leur récit pour correspondre à ce qui a été présenté par le reste du groupe, même si ce qu’ils disent est contraire à leurs perceptions. Si le récit des autres est trop différent de la perception de l’individu, il finit par douter de lui-même. Ce conformisme s’explique par le besoin de se rassurer et de s’intégrer au groupe.

Les erreurs


1. Lapsus

Le lapsus verbal, ou le fait de dire un mot pour un autre, est un indicateur qui a été mis en avant par Freud il y a bien longtemps ! Nous avons déjà parlé du lapsus emblématique, sur le plan de la communication non verbale. Le lapsus exprime une information cachée ou refoulée.

2. Grammaire et vocabulaire

On ne peut parler d’erreur sans parler de grammaire et de vocabulaire. Bien sûr, il est toujours possible de faire des fautes de langage. Personne n’est parfait. Nous communiquons de plus en plus vite, et on peut constater que les fautes de langage sont nombreuses dans la vie de tous les jours. En revanche, il existe des fautes qui apparaissent soudainement dans des cas précis d’inconfort. Si votre interlocuteur parle normalement, son discours est clair et structuré. Au moment où vous lui posez une question, vous constatez que son discours devient peu structuré, il y a des allers et retours sur le plan temporel, le présent et le passé se mélangent, etc. Il est possible que ces incohérences verbales soient liées à une tentative de manipulation ou de tromperie. N’oubliez pas d’analyser le comportement en relation avec le verbal.

Au niveau du vocabulaire, il y aura peut-être une distance dans le langage. L’interlocuteur veut garder une distance avec le sujet dont il parle. Cela montre que la personne ressent une émotion forte sur le sujet et qu’elle veut s’en écarter. 

Reprenons le cas de Bill Clinton : "I did not have sexual relations with that woman, Miss Lewinsky"  (Traduction : "Je n’ai pas eu de relations sexuelles avec cette femme, Mlle Lewinsky.")
Quand il dit "THAT woman" (cette femme), il prend très clairement une distance vis-à-vis d’elle. De même, si deux personnes utilisent un langage différent (des mots différents avec peut-être un style différent), quand elles parlent de la même chose, il est possible que l’information présentée soit construite. Ils n’ont peut-être pas vécu les mêmes choses. Dans ce cas, il est possible que l’une d’elles soit en train de mentir, voire les deux.

3. Hésitations et blocages

Les hésitations dans le discours, les pauses, les interruptions ou les blocages sont autant d’autres indicateurs. L’interlocuteur hésite, il n’est pas sûr de lui. Il réfléchit à ce qu’il va dire ou comment il va le dire. Il s’arrête subitement de parler, il ne trouve pas ses mots. La situation semble compliquée. Il n’y est peut-être pas préparé. Ces pauses, et les blocages, peuvent être longs et la fréquence variable. Tout dépend de la personne et de la situation. Il peut arriver que certaines personnes soient frappées par un mutisme qui les empêche de prononcer le moindre mot !
Des ponctuations peuvent apparaître : des mots tels que "ah…", "euh…", "hmm". La réponse n’a pas été préparée, la personne ressent un malaise, il y a aussi possibilité de mensonge. Cependant, les bons menteurs peuvent avoir préparé ces ponctuations pour rendre le discours plus convaincant. Le cas des bégaiements soudains : la langue dérape, le discours est haché. C'est l'expression d’un inconfort qui peut déboucher sur un mensonge.

4. Répétitions

Deux types de répétitions peuvent nous renseigner sur les tentatives de tromperie.
Lui : « As-tu mangé le gâteau ? »
Elle : « Non, je n’ai pas mangé le gâteau. »
Lui : « Où était le gâteau ? »
Elle réfléchit un instant : "La dernière fois que je l’ai vu, il était dans l’armoire… Oui, c’est bien cela, dans l’armoire, à côté des céréales."

1. Le premier type de répétition se trouve dans la réponse : "Non, je n’ai pas mangé le gâteau."
Elle répète le contenu de la question dans la réponse afin d’insister sur l’élément important pour elle. Si elle avait dit simplement "Non", elle aurait été plus convaincante.

2. Le second type rejoint les hésitations dont nous venons de parler. La répétition qui arrive juste après une hésitation doit attirer l’attention. Elle réfléchit à la réponse: elle construit un mensonge. Ensuite, elle tente un ancrage de sa réponse pour influencer son interlocuteur : 
"La dernière fois que je l’ai vu, il était dans l’armoire… Oui, c’est bien cela, dans l’armoire, à côté des céréales". Elle a répété deux fois "dans l’armoire", comme si elle voulait convaincre son marique le gâteau s’y trouvait bien. Attention, elle dit peut-être la vérité et elle l’a peut-être bien vu dans l’armoire, à côté des céréales !

Pas de conclusions hâtives, c’est une règle d’or !



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Analyser les variations verbales pour détecter les mensonges


Quand nous communiquons avec les autres, nous avons tendances à varier notre communication non verbale, vocale, et bien entendu verbale. Ainsi, nos comportements changent au fur et à mesure des interactions, ainsi que la voix et les mots utilisés.
Ecoutez attentivement ce que la personne dit (ou ne dit pas), ainsi que la façon de le dire peut apporter énormément d'informations complémentaires. 

1. Les qualificatifs et atténuations

Ainsi, lorsqu'une personne ment, elle a tendance à utiliser plus souvent des termes qualifiants ou atténuants que lorsqu'elle ne ment pas. Les qualificatifs servent à qualifier quelqu'un ou quelque chose. Les atténuations diminuent l’intensité du mot auquel il se rapporte. 
Quelques exemples: parfois, souvent, rarement, spécifiquement, d’ordinaire, habituellement, occasionnellement, la plupart du temps, la plupart, quelquefois, essentiellement, pas nécessairement, environ, en fait, plusieurs, cependant, tel que, mais… 
Certaines personnes utilisent ces mots fréquemment, quelle que soit la situation. Si le comportement de référence le montre, alors ce sera plus difficile d’analyser une augmentation des apparitions. L’analyse sera plus compliquée et le risque d’erreurs plus important. Si au contraire, l’interlocuteur les utilise subitement, cela doit attirer votre attention.

2. Les négations

Un menteur a aussi tendance à insister plus sur les négations. Il les accentue dans le but de démontrer qu’il dit la vérité. Dans l’affaire Lewinsky, Bill Clinton insiste fortement lorsqu'il parle devant les caméras. L’accentuation des négations est clairement perceptible. Il répète qu’il n’a jamais eu d’aventure avec Monica Lewinsky. 

Une personne qui insiste et accentue ce qu’elle dit être vrai renforce le doute que l’on peut avoir sur la véracité de ses propos. 

Elle regarde son mari droit dans les yeux : "Non, je n’ai pas mangé le gâteau. Je n’ai pas non plus mangé le tiramisu. Je n’y suis pour rien. Je ne sais pas pourquoi il n’est plus là. Je n’aurais jamais fait ça ! Il a disparu tout seul. Ce n’est pas moi !" 
Lui: "OK, on a été cambriolés et les voleurs ont seulement volé le contenu du réfrigérateur… "

Il ne la croit pas quand elle affirme, pourtant avec conviction, qu’elle n’a rien mangé. L’affaire est délicate : soit elle ment, soit elle dit la vérité. Si elle ment, son attitude est classique : elle nie les faits. La première de ses réactions est de dire "NON, ce n’est pas moi". 

Les phrases sont négatives. Le langage non verbal suit généralement les mots. À moins que la tête dise OUI alors que les mots disent NON
Les négations, répétées ou insistées, sont renforcées par "Jamais" : "Je n’aurais jamais fait ça !" Les phrases sont courtes, le style direct. Elle nie tout. La présence d’autant d’insistance doit éveiller l’attention de l’observateur.

Mais attention, elle dit peut-être la vérité ! Dans ce cas, en se sentant accusée à tort, elle ressent une injustice. Elle va essayer de convaincre son mari que ce n’est pas elle.
Que font la plupart des gens quand ils sont dans cette situation ? Ils disent que ce n’est pas eux. Leur style grammatical évolue : ils insistent souvent plus sur les négations. Ce n’est pas eux et ils l’affirment. C’est normal ! Que feriez-vous dans une telle situation ?

Beaucoup de gens perdent leurs moyens et réagissent de cette façon. Être accusé à tort est une situation désagréable pouvant être extrêmement dangereuse. Convaincre l’accusateur qu’on est innocent est stressant, surtout s’ils sont plusieurs. D'autres personnes, dans cette situation, gardent une attitude plus sereine et restent plus positives. Ce ne sont pas elles, donc c’est quelqu'un d’autre. Mais qui ? Elles ont tendance à garder leur calme voire même à se mettre du côté de celui qui les accuse de mentir, pour rechercher le vrai coupable. Cette attitude renforce leur crédibilité. La confiance fera le reste. Alors, imaginons un instant que le vrai coupable convainc son accusateur qu’il est innocent, et que c’est une autre personne qui aurait commis le crime. Ils partent ensemble à la recherche d’un coupable. Si le vrai coupable est intelligent, rusé et aussi bon communicateur, il pourra influencer la situation et contribuer à envoyer un innocent en prison. La présence de négations est un indicateur parmi d’autres. Encore une fois, les recoupements sont nécessaires. De nouveau, il faut veiller à ne pas faire de déductions trop rapidement !

3. Le style indirect et les références aux autres.

Une étude menée en 2010 par deux chercheurs de l’université de Stanford, en Californie, a mis en avant que les menteurs utilisent plus de références aux autres. Ils parlent et écrivent plus à la troisième personne. Dans une communication sincère, une personne honnête se mettra plus volontiers en avant que lors d’un mensonge. La première personne est plus utilisée : je, moi, mon, etc. 
Les menteurs utilisent plus souvent un style indirect. Ils évitent donc ces mots.

4. La recherche de la perfection

Beaucoup de commerciaux savent qu’il faut rassurer le client pour vendre. Si le client a peur, il n’achète pas. Le premier réflexe d’un vendeur est de mettre au point un argumentaire de vente qui lui permettra de rebondir face au client. Son objectif est de ne pas permettre au client d’avoir le moindre doute quant à la qualité de ses produits et services. Le doute ne permet pas l’adhésion du client, la vente doit se faire dans un contexte de confiance. Toutes les entreprises utilisent un argumentaire de vente, avec des outils permettant de traiter les objections et de mettre en valeur les avantages et les bénéfices des produits, services ou solutions complètes. Bref, tout est fait pour rassurer le client. 

5. Les erreurs

Nous avons déjà dit qu’il est normal qu’il y ait quelques petites erreurs dans un récit ou dans une réponse. La mémoire est défaillante par nature. Donc, la méfiance est de mise si la réponse est trop parfaite ! Mais attention, certaines erreurs peuvent être révélatrices de tentatives de tromperie.


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11 juillet 2017

Les 2 questions à ne pas poser aux salariés


Quand on est manager, formateur ou coach en entreprise, il y a 2 questions à éviter… sauf si vous avez envie d’inciter la personne à quitter l’entreprise. 
Oui, deux questions peuvent suffire à inciter les salariés à pousser la porte de sortie volontairement en seulement quelques minutes. Si cela vous semble étonnant, faites ce test et vous aussi, vous pourriez vous rendre compte de l’impact de ces 2 questions. 

Répondez spontanément à cette première question en pensant à votre vie professionnelle. 

Question 1

  • Comment vous voyez-vous dans 1 an ?
    Ensuite, dans 5 ans ? Et dans 10 ans ? 
Je parie qu’une grande partie des personnes qui font ce test auront tendance à penser que dans 1 an, elles feront plus ou moins le même travail qu’aujourd’hui et auront une rémunération équivalente (peut-être supérieure). Probablement peu de changement. 

À 5 ans et 10 ans, il est possible que vous projetiez une promotion, une évolution dans l’entreprise ou simplement votre départ en retraite. 

Maintenant, passons à la seconde question. Il va falloir vous concentrer quelques minutes. Prenez un papier et un stylo ou essayez de dresser une liste dans votre tête. 

Question 2

  • Qu’aimeriez-vous faire dans 1 an ?
    Dans 5 ans ? Et dans 10 ans ?

Prenez le temps qu’il faut pour essayer de vous projeter à chaque étape : 1 an, 5 ans et 10 ans.
- Comment pourrait être votre travail ? Comment va-t-il évoluer ? Pensez à vos collègues, partenaires, clients, procédures, l’arrivée de l’intelligence artificielle, les besoins d’évolution et de formation, l’évolution des contraintes actuelles, etc. 
Aurez-vous encore envie de faire autant de déplacement, ou au contraire vous avez envie de bouger ? 
Et dans un deuxième temps, vos envies et vos souhaits les plus profonds (et peut-être aussi les plus fous). 
Ensuite, faites la même chose pour 5 ans et pour 10 ans. 

Une fois que vous aurez listé toutes les idées qui vous ont traversé l’esprit, demandez-vous aussi si ce que vous avez noté est réaliste. 

C’est très important, car il est souvent difficile de se projeter à plus de 3 mois ! Oui, vous avez bien lu: 3 mois ! C’est d’ailleurs un biais de perception exploité par des commerçants pour vous inciter à acheter à crédit : "Achetez en juin et payez en septembre". Les magasins Cora exploitent cette erreur de perception depuis des années. Ce biais repose sur le fait qu’on a souvent tendance à penser que demain sera meilleur qu'aujourd'hui. On aura plus d’argent, la vie sera plus simple, etc. 

Si vous avez pris le temps de bien réfléchir, les résultats de cette seconde question pourraient être très différents de la première. C’est là que le temps s’arrête pour certains qui prennent alors conscience qu’ils sont en train de passer à côté de leur vie… 

Alors, que voulez-vous vraiment ? 

La majeure partie des gens ont tendance laisser filer les mois et les années en gardant la tête dans le guidon. Ce n’est pas toujours évident de pouvoir prendre du recul, ou du moins le recul suffisant. Si vous avez déjà eu du mal à reprendre le chemin du bureau après les vacances d’été, c’est peut-être parce que vous n’avez pas envie de retomber dans les mêmes habitudes, et subir le système que vous avez laissé quelques semaines plus tôt. 

Pour beaucoup d’entre nous, plus les vacances sont longues et plus il est difficile de retourner au travail. Le vrai décrochage demande un peu de temps (généralement entre une et deux semaines). Ensuite, les vacances commencent vraiment. Malheureusement, il est souvent temps de repartir au boulot et de retrouver les vieilles habitudes ! 

Et s’il était venu le moment de vous poser les bonnes questions…

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10 juillet 2017

Le secteur de la formation en pleine disruption positive


Le secteur de la formation serait-il en train d'évoluer à grands pas ? La réponse est probablement un grand "OUI!". L'Effet Macron et les 15 milliards promis par le nouveau président pourront-il transformer le paysage actuel de ce secteur laissé dans un état désastreux par la réforme Hollandaise de 2015 ?

Pour rappel, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la formation a été boostée par le Travailler plus pour gagner plus. Ce leitmotiv du président a été favorable à tout le secteur de la formation, pour la plus grande satisfaction des salariés. Mais la présidence Hollande est passée par là et l'édifice s'est effondré. La réforme de la formation visant à faire des économies a profité à quelques grands organismes nationaux, et a détruit des milliers d'emploi chez les plus petits. En quelques années, j'ai perdu des milliers de partenaires: centres de formations, cabinets RH, formateurs. Les plus chanceux se sont restructurés et/ou changés d'activité, les autres ont déposé le bilan. On peut vraiment utiliser le mot "carnage" pour définir cette situation. Une catastrophe financière et humaine.

Il y a quelques mois, j'écrivais que le futur de la formation sera numérique. Je ne pensais pas à ce moment que la transformation serait aussi rapide.

J'ai vu arriver les formations en e-learning en 2008-2009. Certaines formations réalisées sur ordinateur ont remplacé les formations en présentiel. C'était surtout le cas pour la bureautique et les langues. En ce qui me concerne, j'ai commencé à travailler à distance à partir de 2010, via Skype. Les premières formations en vidéo-conférences étaient un peu expérimentales et assez rares. En 2013, elles représentaient 7% de mon activité. En 2015, un peu plus de 20%; et presque 50% en 2016. Au premier semestre 2017, presque 90% des formations sont réalisées en vidéo-conférence! La progression est énorme. Sur une base horaire, cela représente presque 9 heures sur un total de 10 heures. Mais ce n'est pas le plus surprenant.

La typologie des clients à changé

Il y a quelques années, les clients étaient presque exclusivement des particuliers, ou des TPE et petites PME. Aujourd'hui, les demandes viennent de partout, de tous les types d'entreprises y compris des grands groupes français et internationaux.

Le mode de financement aussi à changé

Avant, la quasi totalité des entreprises utilisaient la voie traditionnelle des OPCA, avec ou sans subrogation. A la belle époque du DIF et des formations open-bar (j'exagère un peu mais on n'en était pas loin), les entreprises et les salariés venaient en formation sans débourser un centime. Mais c'était avant.

Depuis la réforme, le financement est plus strict et les budgets plus serrés, si bien que les entreprises et les salariés se tournent vers d'autres modes de formations aux fonctionnements différents

En France, les organismes de formation et les formateurs connaissent les délais de paiement à rallonge dû en partie à l'intervention des OPCA. Il savent qu'ils seront payés à 30 jours fin de mois, souvent avec de multiples relances malheureusement nécessaires. Juste à titre d'anecdote, l'année dernière, j'ai du relancer 11 fois un grand groupe français pour obtenir enfin le règlement d'une facture. Il a fallut 6 mois pour être payé. C'est inadmissible, et c'est pourtant une dure réalité pour beaucoup de prestataires. Bref, c'est parfois pénible de travailler dans ces conditions.

Dans beaucoup de pays, dont les USA où le marché de la formation est immense, lorsqu'une entreprise commande une formation ou un coaching, elle paie comme n'importe quel autre service. Les formations peuvent même faire partie des bonus accordés aux collaborateurs: "Venez travailler chez nous, vous travaillerez dans un environnement agréable, avec une bonne rémunération et de bonnes formations". Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu l'élément formation autant mis en valeur dans les offres d'emplois en France.

Du coup, depuis 2013, je réalise des formations à distance en vidéo-conférence, sur le mode beaucoup plus direct. Concrètement, le client qui souhaite une formation ou un coaching paie avant la réalisation. C'est une condition essentielle. On ne parle plus des montants (parfois astronomiques) demandés pour des formations en présentiels par certains organismes, mais de forfaits simples et adaptés à tous : entreprises et particuliers: deux types de forfaits. Les particuliers payent 50% de moins que les entreprises.

Avec ce système, je constate que des grandes entreprises jouent le jeu. Tout le monde y gagne: gain temps, gain d'argent, des tarifs plus bas, aucun déplacement, plus de formations sur 2 ou 3 jours où on perd 50% du temps dans des activités ou discussion inutiles, des formations à l'heure (sans devoir bloquer une journée entière), plus d'interactivé, une continuité sur le moyen et long terme (sans restreindre la formation à une seule session de 1 ou 2 jours), la possibilité de poser des questions aux sessions suivantes, un contact personnalisé et régulier, etc.

En clair, les mentalités évoluent, les bienfaits de l'ubérisation de la formation sous l'angle disruptif: re-penser le système pour enfin avancer et faire des économies.

OUI, le secteur de la formation est en train changer!

Et l'évolution se fait dans le bon sens, mais ce ne sera pas forcément avec les mêmes acteurs que par le passé. Il y a maintenant des formateurs et des coachs capables de rivaliser avec les grands centres de formations et de proposer de nouveaux types services. Les clients ne paieront plus à 30 jours fin de mois, mais ils paient moins chers et ont vraiment accès à des formations personnalisées, ouvertes à tous et quand ils le souhaitent. Les principaux acteurs de la formation vont devoir évoluer dans ce sens, en proposant des solutions à distance, en vidéo-conférence et en e-learning informatique, sinon ils finiront aussi par mourir.


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